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Le Medef refuse les propositions intersyndicales

Négociation assurance chômage

 

Le Medef refuse les propositions intersyndicales

 

Communiqué de presse à la sortie de la séance du 28 avril 2016

 

 

A l’occasion de la 5e séance de négociation de l’assurance chômage, la CFE-CGC, la CGT et FO ont présenté des propositions unitaires de recettes nouvelles.

• Une Majoration des cotisa-tions, notamment par une surtaxation de l’ensemble des contrats courts pour inciter à la conclusion de contrats longs et dégager plusieurs centaines de millions d’euros de recettes supplémentaires pour l’Unedic. • Le déplafonnement des cotisations et allocations jusqu’à 8 fois le plafond de la sécurité sociale, de façon à aligner l’Unedic sur l’assiette Agirc-Arrco, recettes estimées : 700 à 800 millions d’euros. Seraient concernés les 130 000 personnes, gagnant plus de 12 000 euros bruts mensuels et les plus grandes entreprises. • La taxation des ruptures conventionnelles des seniors de plus de 50 ans.

• Recettes estimées : 300 mil-lions d’euros. • La réalisation de l’égalité professionnelle F/H avec la mise en place de sanctions dissuasives pour toutes les entre-prises dans lesquelles l’égalité n’est pas réalisée.

Recettes estimées 3 à 5 milliards. Le Medef a maintenu son attitude de blocage et de chantage en refusant par principe toute nouvelle recette pour l’assurance chômage. Par contre, le Medef a beaucoup d’imagination pour baisser les droits des privés d’emploi et précaires.
poingPour le Medef, s’il n’est pas possible d’accepter une cotisation sur les salaires de plus de 12 000 euros, il est « équitable » de faire basculer sous le seuil de pauvreté des milliers de précaires !L’accord professionnel sur les annexes 8 et 10 a montré la voie. Avec des règles de négociation loyales (lieu neutre et présidence tournante) et une large mobilisation, on aboutit à un accord ambitieux : des recettes nouvelles (1 % d’augmentation de la cotisation) et des droits nouveaux (507 heures calculées sur 12 mois au lieu de 10, meilleure indemnisation après un congé maternité…). Si les 1 % d’augmentation de cotisation s’appliquaient sur le régime général, 5 milliards de recettes supplémentaires seraient dégagées !
La CGT exige que cet accord, signé à ce jour par la CGT, FO, la CFTC et la CFE CGC et la FESAC soit repris dans la convention Unedic.
Le blocage et le chantage du patronat sont inacceptables. La CGT appelle les salariés à amplifier leur mobilisation pour obtenir le retrait de la Loi Travail et exiger de nouveaux droit pour les précaires et privé-es d’emploi. Rendez-vous le 1er Mai !

 

Pour télécharger le N° 6 complet de l’écho des négos :

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Dimanche, ils matraquent les parents, lundi ils arrêtent les enfants !

Un communiqué de la FERC :

Le gouvernement sourd à la contestation sociale a fait le choix de la répression tous azimuts et de la provocation.

Jeudi 28 avril deux syndicalistes, dont un militant de la FERC CGT, ont été arrêtés alors qu’ils participaient à une action interprofessionnelle sur le port de Gennevilliers. Ils ont passé 24 heures en garde à vue et ont été libérés malgré la demande du procureur du maintien en détention jusqu’à leur procès prévu en octobre. Les accusations pesant sur notre camarade, sociologue et enseignant à Paris 8, sont sans fondement et sans rapport avec ses pratiques militantes.

Lors de la manifestation parisienne du 1er mai, le dispositif policier impressionnant est venu en permanence au contact avec la manifestation, finissant par couper en deux la tête de cortège et bloquant l’ensemble de la manifestation plus de 45 minutes, pendant lesquelles les manifestant-e-s ont subi charges et jets de gaz alors que rien ne le justifiait. Exaspérés mais calmes et déterminés ceux-ci ont fini par rejoindre une place de la Nation totalement bloquée et quadrillée par la police, les CRS, les gardes mobiles…

Lundi matin 47 lycéen-ne-s des Hauts de Seine étaient convoqués par la Sûreté territoriale de Nanterre : les 13 qui se sont présentés ont été placés en garde à vue pour leur participation aux mobilisations du mois d’avril, ils y étaient toujours dans la soirée.

A l’université de Tolbiac, devant les lycées mobilisés, à Rennes, place de la République les jeunes se font déloger, matraquer, arrêter.

Parce qu’il reste sourd à l’opinion et aux organisations syndicales, parce qu’il est le donneur d’ordre des forces de police, le gouvernement porte la responsabilité des violences, il laisse faire des casseurs en les laissant accéder aux cortèges, provoque les manifestant-e-s en laissant en permanence des forces de l’ordre au contact des cortèges, puis réprime aveuglément. Tous ces faits sont le signe de la volonté politique de décrédibiliser le mouvement de lutte contre le projet de loi travail, de diviser la population, de faire peur à celles et ceux qui seraient tentés de rejoindre les manifestations.

Nous ne céderons pas à l’intimidation et aux provocations.
Nous revendiquons le droit de manifester, de nous réunir, de nous opposer à un projet de loi qui mettrait à mal les garanties collectives des travailleurs-euses, anéantirait la hiérarchie des normes et dégraderait encore les conditions de travail de toutes et tous. La mobilisation doit se poursuivre et s’amplifier pour obliger le gouvernement à entendre notre colère et nos revendications, alors que devant la peur de l’absence d’une majorité sur son texte, il menace déjà de recourir au 49-3 !

La FERC CGT appelle les personnels de l’Education, de la Recherche et de la Culture à poursuivre et à amplifier leur intervention, à débattre des formes d’action à mettre en œuvre pour l’annulation des poursuites à l’encontre des manifestant-e-s et pour que le débat parlementaire aboutisse au retrait de cette Loi et à l’ouverture de négociations réelles pour un code du travail qui protège les salarié-e-s.

Montreuil, le 3 mai 2016

Communiqué de presse