Le gouvernement affiche sa conception de la démocratie !

Depuis maintenant près de trois mois, une mobilisation exceptionnelle a pris racine en France pour combattre le projet de loi Travail et porter l’exigence de nouveaux droits sociaux pour les salariés.

Quelle est la réponse du gouvernement ? Le passage en force !

Ce projet de loi ne figurait pas dans le programme du candidat Hollande.

L’utilisation du 49-3 pour faire adopter une loi rejetée par plus de 70% de la population est inadmissible, une véritable honte ! Cette décision ne vient que s’ajouter à un processus antidémocratique depuis le début. Faut-il rappeler la non consultation des organisations syndicales avant l’écriture du texte, les rencontres éclair avec la Ministre du travail, le blocage des votes à l’Assemblée nationale ?

Les salariés sont méprisés, les citoyens bafoués et leurs représentants ignorés.

La CGT condamne ce déni de démocratie et la brutalité affichée par le gouvernement.

Elle poursuivra et amplifiera la mobilisation et appelle tous les salariés à s’inscrire dans le mouvement, se réunir en assemblées générales pour décider ensemble la poursuite de la mobilisation jusqu’au retrait et pour un code du travail
du XXIème siècle.

Plus que jamais, l’urgence est à la mobilisation.

Montreuil, le 10 mai 2016

Vous retrouverez ce communiqué sur le site de la Confédération en cliquant ici




Dimanche, ils matraquent les parents, lundi ils arrêtent les enfants !

Un communiqué de la FERC :

Le gouvernement sourd à la contestation sociale a fait le choix de la répression tous azimuts et de la provocation.

Jeudi 28 avril deux syndicalistes, dont un militant de la FERC CGT, ont été arrêtés alors qu’ils participaient à une action interprofessionnelle sur le port de Gennevilliers. Ils ont passé 24 heures en garde à vue et ont été libérés malgré la demande du procureur du maintien en détention jusqu’à leur procès prévu en octobre. Les accusations pesant sur notre camarade, sociologue et enseignant à Paris 8, sont sans fondement et sans rapport avec ses pratiques militantes.

Lors de la manifestation parisienne du 1er mai, le dispositif policier impressionnant est venu en permanence au contact avec la manifestation, finissant par couper en deux la tête de cortège et bloquant l’ensemble de la manifestation plus de 45 minutes, pendant lesquelles les manifestant-e-s ont subi charges et jets de gaz alors que rien ne le justifiait. Exaspérés mais calmes et déterminés ceux-ci ont fini par rejoindre une place de la Nation totalement bloquée et quadrillée par la police, les CRS, les gardes mobiles…

Lundi matin 47 lycéen-ne-s des Hauts de Seine étaient convoqués par la Sûreté territoriale de Nanterre : les 13 qui se sont présentés ont été placés en garde à vue pour leur participation aux mobilisations du mois d’avril, ils y étaient toujours dans la soirée.

A l’université de Tolbiac, devant les lycées mobilisés, à Rennes, place de la République les jeunes se font déloger, matraquer, arrêter.

Parce qu’il reste sourd à l’opinion et aux organisations syndicales, parce qu’il est le donneur d’ordre des forces de police, le gouvernement porte la responsabilité des violences, il laisse faire des casseurs en les laissant accéder aux cortèges, provoque les manifestant-e-s en laissant en permanence des forces de l’ordre au contact des cortèges, puis réprime aveuglément. Tous ces faits sont le signe de la volonté politique de décrédibiliser le mouvement de lutte contre le projet de loi travail, de diviser la population, de faire peur à celles et ceux qui seraient tentés de rejoindre les manifestations.

Nous ne céderons pas à l’intimidation et aux provocations.
Nous revendiquons le droit de manifester, de nous réunir, de nous opposer à un projet de loi qui mettrait à mal les garanties collectives des travailleurs-euses, anéantirait la hiérarchie des normes et dégraderait encore les conditions de travail de toutes et tous. La mobilisation doit se poursuivre et s’amplifier pour obliger le gouvernement à entendre notre colère et nos revendications, alors que devant la peur de l’absence d’une majorité sur son texte, il menace déjà de recourir au 49-3 !

La FERC CGT appelle les personnels de l’Education, de la Recherche et de la Culture à poursuivre et à amplifier leur intervention, à débattre des formes d’action à mettre en œuvre pour l’annulation des poursuites à l’encontre des manifestant-e-s et pour que le débat parlementaire aboutisse au retrait de cette Loi et à l’ouverture de négociations réelles pour un code du travail qui protège les salarié-e-s.

Montreuil, le 3 mai 2016

[button link= »http://www.snca-cgt.fr/wp-content/uploads/2016/05/2016-05-03-répression.pdf » color= »orange » newwindow= »yes »] Communiqué de presse[/button]

 




Les 8 bobards de la loi Travail

LE GUIDE ULTIME D’ATTAC

 

 

“Il est temps d’agir et il faut agir de façon extrêmement musclée”, a déclaré Pierre Gattaz le 15 décembre dernier lors d’une conférence de presse.

Sur le chômage il faut agir “aussi sérieusement qu’on a traité les attentats terroristes, c’est-à-dire avec un état d’urgence économique pour la croissance et pour l’emploi”. Un mois et demi plus tard était publié le projet de loi Travail qui reprend l’essentiel des exigences du Medef. Et pas seulement : François Hollande “se sait sous surveillance de Bruxelles et de Berlin quant aux réformes – «on coche une case», plaisante-t-il parfois” (Les Echos, 17 mars 2016). Car la France peine à faire décoller sa croissance. Les éditorialistes nous serinent chaque jour : le chômage des jeunes bat des records, alors qu’ailleurs en Europe règne le plein emploi, obtenu au moyen de réformes salvatrices.

Le gouvernement doit donc supprimer les rigidités du marché du travail, qui sont la faute d’un Code du travail trop protecteur. Mais comment faire accepter des réformes musclées, nécessairement impopulaires à un peuple ignorant des évolutions du monde ? En lui racontant des bobards. Qui veut noyer la démocratie la submerge de bobards. Ce petit guide se veut donc un outil contre le mépris, au service de la lutte contre la loi Travail et de cette insurrection démocratique dont nous avons tant besoin. Il est disponible et librement téléchargeable sur le site : [button link= »https://france.attac.org/IMG/pdf/guide_bobards-travail_web.pdf » color= »orange » newwindow= »yes »] télécharger le guide[/button]




Loi travail : démontage des arguments du patronat

Voici une vidéo fort édifiante, qui vérifie les éléments de langage utilisés par pierre Gattaz pour appuyer la loi travail.

 

 


L’Oeil du 20h : Loi El Khomri : on a vérifié les éléments de langage de Pierre Gattaz




Appel : Pour le retrait de la loi travail, c’est le moment de gagner !

A quelques jours du 51e Congrès des syndicats de la CGT (18-22 avril), nous vous soumettons cette prise de parole collective motivée par le mouvement contre la « loi Travail », le débat et les tâches qu’il nous impose. Nous vous proposons de la signer.

 

De place en place, dans la rue, à l’entreprise, la parole circule… Contre la loi El Khomri, pour la démocratie sociale, c’est le moment de franchir un cap pour gagner !

 

Le mouvement en cours pour le retrait de la loi El Khomri nous permet, à nous comme à tous les partisans d’un syndicalisme de transformation sociale, de mieux respirer, de relever la tête, d’autant que notre Filpac-CGT, celle de novembre 2015, avait appelé de ses vœux par son congrès unanime une telle levée en masse pour le droit du travail, la démocratie sociale, et l’accès des jeunes à un travail décent. A cette heure, nous n’avons pas encore obtenu le retrait de cette loi. C’est pourquoi nous allons continuer d’agir, car notre but est moins de protester que de gagner. Nous voulons, comme tant d’autres, sortir du traumatisme de l’échec de décembre 2010, redonner force et vigueur au mouvement social et transformer la société.

Sans préjuger de l’issue d’un mouvement qui prend d’emblée de multiples formes intéressantes et qui peuvent nous interroger sur la forme de syndicalisme que nous pratiquons, nous pouvons raisonnablement estimer qu’il est déjà un succès car il marque un tournant. Nombre de consciences s’éveillent, osent s’exprimer sans tutelle ni expert. Ces jeunes, actifs ou retraités conviennent ensemble qu’il leur faut trouver le chemin d’une nouvelle démocratie. Prenons le parti que ces consciences ne vont pas s’éteindre de sitôt et qu’elles porteront au-delà de l’objet immédiat du mouvement. La place de la République a été prise, comme hier la Puerta Del Sol madrilène, et, comme sur tant d’autres places des villes du pays, l’indignation qui s’y exprime se mêle à l’aspiration à une vraie République, qui s’inscrit dans la rédaction de nouveaux cahiers de doléances. Le tout dans un climat de respect de l’expression de chacun et de méfiance à l’égard des organisations traditionnelles.

Qu’il s’agisse des manifestations et des #NuitDebout, elles montrent un niveau croissant de politisation, et popularisent un rejet global du gouvernement, illustré par le désormais célèbre « #OnVautMieuxQueCa  ». Ce sont souvent les lycéens qui apportent l’enthousiasme de la jeunesse scolarisée à lutter contre son exclusion globale. La police ne s’y trompe pas et gaze ou matraque d’abondance les crânes intelligents des gamins des lycées de la République. Sur les réseaux sociaux bouillonne un flux d’initiatives, de réflexions, d’actions qui montrent un pays souterrain qui parvient à la lumière à l’occasion de ce mouvement. Apparaît par tout l’Hexagone une grande aspiration à prendre la parole, à l’échanger de vive voix, comme si un couvercle se soulevait. Notre agilité syndicale, que beaucoup de militants pratiquent, nous porte à nous mêler à ce joyeux flux, qui aspire au bourdonnement du dialogue contre le silence et la résignation devant le marché, son chômage perpétuel, sa précarité, ses inégalités, sa machine à exclure.

 

 Pour signer cet appel :

envoie tes prénom, nom, syndicat, fonction à l’adresse suivante :

CestLeMomentDeGagner@infocomcgt.fr

 

Pour lire tout l’article : [button link= »http://infocomcgt.fr/france/item/appel-pour-le-retrait-de-la-loi-travail-c-est-le-moment-de-gagner » color= »orange » newwindow= »yes »] ouvrir l’article[/button]

Pour télécharger le tract : [button link= »http://www.snca-cgt.fr/wp-content/uploads/2016/04/2016_04_07_APPEL_CestLeMomentDeGagner.pdf » color= »orange » newwindow= »yes »] Le tract[/button]




Le SNCA présent dans les manifs du 31 mars !




LA REFORME DU CODE DU TRAVAIL

Faisons lerubon1681 point sur le projet de loi de la ministre du travail, Myriam El Khomri, « visant à instituer de nouvelles libertés et de nouvelles protections pour les entreprises et les actifs ». Tout bénef pour le Medef ! Ce texte offre en effet une liberté totale au patronat et constituerait s’il était adopté un recul historique des droits pour les salariés.

Toujours plus de flexibilité

Toutes les mesures envisagées visent à précariser toujours plus, flexibiliser toujours davantage les salariés pour faire baisser le « coût » du travail, afin de faire grossir les profits financiers et les dividendes versés aux actionnaires. C’est tellement vrai que le Président du Medef, Pierre Gattaz, soucieux de ses intérêts, vient de signer une pétition pour soutenir le projet de loi !

7 français sur 10 considèrent que le projet de réforme du code du travail constitue une menace pour les droits des salariés. Ils ont raison !

 

L’article ici

 




LOI TRAVAIL : TOUS CONCERNÉS LE 31 MARS !

« Mais pourquoi donc vous mettez vous en grève, pourquoi manifestez vous contre la loi travail ? Vous n’êtes pas concernés !! »
Voilà ce que nous disent les Présidents des CMA lorsque nous les rencontrons pour leur exposer notre rejet de ce projet de loi et plus largement nos revendications.
Et quand on y pense c’est logique, puisqu’ils ne savent pas ce qu’est le syndicalisme de combat. Ils ne connaissent que le corporatisme, c’est leur culture. Même si tous les syndicats ne sont pas d’accord sur la stratégie à mener pour combattre ce projet, une immense majorité de salariés le rejette, globalement et beaucoup seront dans la rue le 31 mars pour le dire.

 

NOUS SOMMES, BIEN AU CONTRAIRE, TOUS CONCERNÉS !

 

Pourquoi ?

• Parce que les reculs sociaux du privé sont toujours répercutés dans nos statuts contrairement aux avancées
• Parce que l’inversion de la hiérarchie des normes concerne chacun de nous
• Parce que la destruction des garanties collectives nous concerne
• Parce que la casse des 35 heures nous touchera à coup sur
• Parce que le projet de loi sur le travail prévoit d’introduire le compte personnel d’activité (CPA) dans la Fonction Publique. Si ce cheval de Troie arrivait dans la fonction publique, il serait en réalité un nouvel outil pour individualiser les droits et casser encore les statuts, et un jour ou l’autre, le notre.
• Parce que ces attaques contre nos droits visent à nous imposer à tous la même précarité, selon les exigences des institutions internationales
• Parce que nous sommes solidaires !

Pour toutes ces raisons,
nous exigeons le retrait pur et simple de ce projet de loi.
LE 31 MARS, MANIFESTONS !
Rejoignez la CGT pour défendre vos droits, pour ne plus reculer.
MOBILISONS-NOUS !

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GREVE DU 9 MARS 2016 – RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL !

9 Mars 2016 : le SNCA-CGT soutient la journée de mobilisation et dépose un préavis de grève

Pièce jointeA l’attention des camarades des collègues des CFA associatifs privés et des CMA : le SNCA-CGT vous appelle à participer aux mobilisations, par une journée ou des heures de grève, partout en France, le 9 Mars prochain. Le projet de loi El-Khomri est gravissime. S’il était adopté ou des parties fondamentales de ce projet étaient adoptés, le « droit du travail » ne serait plus qu’une expression vide de sens, puisque les employeurs seraient, systématiquement, en position de force face et contre les travailleurs. Les conséquences en seraient dramatiques : augmentation des licenciements, impossibilité de s’y opposer (déjà que…), droits exorbitants des employeurs sur les salaires, le temps de travail,…  Cette mobilisation est donc essentielle.

Pour le préavis de gréve a transmettre a votre direction, C’est par ici

Pour télécharger un tract de la CGT c’est ici




Retrait de la loi travail !

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LE 9 MARS TOUS DANS LA RUE !

L’heure est grave et notre avenir est en jeu ! Pour 7 Français sur 10, la loi travail menace « les droits des salariés », selon un sondage. La pétition « Loi Travail : Non merci » vient de dépasser les 500 000 signatures. Un record en si peu de temps. Arrêtons de tergiverser, mobilisons-nous nombreux dans la rue le 9 mars, jour de la présentation de cette loi antisociale au Conseil des ministres !

pour tout savoir c’est par ici !